Le jour de gloire est arrivé.
Débutant et achevant son film sur deux belles batailles, Bertrand Tavernier laisse de côté les grandes dates du premier conflit mondial pour s'intéresser justement à sa conclusion, opposant deux visions divergentes, celle du soldat face à celle du guerrier, afin de démontrer l'absurdité d'une situation où l'on condamne sans sourciller un simple déserteur en même temps que l'on pardonne les crimes des héros de guerre, interrogeant ainsi le spectateur sur sa propre moralité. Si l'on pouvait craindre un film empoulé il n'en est rien, grâce à la mise en scène solide de Tavernier, à une reconstitution somptueuse et à la gouaille de Philippe Torreton.