Les dimanches de très grande fatigue, rien de tel qu’un bon vieux film bondissant en costumes et technicolor pour se remettre d’aplomb ou, plus simplement, pour survivre gentiment le temps qu’il faut avant la vraie nuit réparatrice, la seconde…

Et c’est dans ces moments-là que l’on remercie intérieurement (et même extérieurement, baste ! tant qu’on y est…) ce brave Guyness d’avoir non seulement donné envie de voir cet énième Henry King avec Tyrone Power, mais surtout de m’avoir généreusement offert la galette qu’un Pruneau m’avait sournoisement subtilisé jusque là…

Des remerciements mâtinés d’une légère réserve tout de même, son amour de Jean Peters l’égarant, il a tout de même largement surestimé un film qui impressionne surtout par son manque de souffle épique et de cohérence d’ensemble.

Tyrone joue un brave nobliau castillan au début du seizième siècle qui a des démêlés avec un salopard inquisiteur local et se retrouve en fuite avec un ami de rencontre improbable et très mal racontée (Lee J. Cobb, impressionnant de rouquinerie et de faiblesse scénaristique) et une donzelle amoureuse (Jean Peters, toujours boudeuse mais qui ne peut pas grand-chose dans une histoire d’amour venue de nulle part…). A un moment, ils se décident tous à rejoindre Cortez à l’autre bout du monde et c’est un peu un deuxième film qui commence, pas totalement inintéressant d’ailleurs, mais qui aborde à peine son sujet, hélas…

Cortez est joué par un Cesar Romero absolument hilare, sorte de mélange improbable entre un Ben Affleck de bonne humeur et un Richard Chamberlain qui aurait l’œil vif. Avec tout ça, on ne va pas s’en plaindre, c’est là que les deux heures du film passent le mieux, c’est toujours sympa la vie d’une armée de colons, même quand ils viennent dépecer le Mexique…

On a un peu l’impression au final que le film s’est emmêlé les pinceaux sans trop savoir quelle histoire nous raconter et j’ai un peu regretté après-coup de ne pas avoir pensé à me taper le chouette western que Nono avait apporté aussi, mais bon, un après-midi de grande détresse physique, c’était déjà presque appréciable…
Torpenn
6
Écrit par

Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Top 15 Films avec Leo Jacoby et Top 15 Films avec Tyrone Edmund Power Junior

Créée

le 13 mai 2013

Critique lue 656 fois

Capitaine de Castille

Capitaine de Castille

6

Torpenn

le 13 mai 2013

Suivre

Un Ibère rude mais ensoleillé

Les dimanches de très grande fatigue, rien de tel qu’un bon vieux film bondissant en costumes et technicolor pour se remettre d’aplomb ou, plus simplement, pour survivre gentiment le temps qu’il faut...

Capitaine de Castille

Capitaine de Castille

5

Caine78

le 14 mars 2018

Suivre

Beau spectacle, mais peu crédible

Un film d'aventures de bonne facture, comme Hollywood savaient si bien les faire à l'époque. Couleurs, interprétation solide, moyens, Henry King toujours aussi pro derrière la caméra... Et pourtant,...

Capitaine de Castille

Capitaine de Castille

6

Baelish

le 13 mai 2018

Suivre

Critique de Capitaine de Castille par Arthur Dujardin

Une histoire de cape et d'épée classique sur fond historique de conquête du Mexique par l'expédition de Hernan Cortés. Un film sympathique qui prend le temps de poser ses personnages, temps qui paye...

Into the Wild

Into the Wild

5

Torpenn

le 17 nov. 2012

Suivre

Itinéraire d'un enfant gâté

A 22 ans, notre héros, qui a feuilleté deux lignes de Thoreau et trois pages de Jack London, abandonne sans un mot sa famille après son diplôme et va vivre deux années d'errance avant de crever comme...

Django Unchained

Django Unchained

4

Torpenn

le 22 janv. 2013

Suivre

Esclavage de cerveau

Aussi improbable que cela puisse apparaître à mes lecteurs les plus obtus, j’aime bien Tarantino, je trouve qu’il arrive très bien à mettre en scène ses histoires, qu’il épice agréablement ces...

Le Parrain

Le Parrain

10

Torpenn

le 6 janv. 2011

Suivre

Le festival de Caan...

Tout a déjà été dit sur ce film, un des plus grands jamais réalisé. Tout le monde a vanté, un jour son casting impeccable : un Brando ressuscité, un Pacino naissant, bien loin de ses tics...