Lise, actrice dans une troupe de théâtre désargentée -ça a son importance-, rencontre un homme fortuné et sorte de prince charmant pour Cendrillon. Relation chamailleuse et amoureuse en vue sans aucun doute mais sous la menace d'un petit mensonge encombrant.
Léo Joannon - pas exemplaire pendant l'Occupation et en particulier pour ce film (voir Wiki)- forme à nouveau un des duos vedettes de l'époque, Danielle Darrieux-Albert Préjean, dans une comédie plaisante. Elle le doit pour l'essentiel au charme mutin de DD, aux commentaires caustiques de Préjean et, accessoirement, dans le rôle du valet de chambre de ce dernier, à la composition distinguée de Jean Parédès. Ce sont d'ailleurs les personnages qui donnent la valeur ajoutée de ce sujet qui multiplie les incidents plus ou moins fantasques.
Une fois n'est pas coutume, le film semble trop concis; les personnages et certaines séquences auraient mérité d'être plus étayés, pour les uns, et mieux posées, mieux amenées, pour les autres. En l'état, la comédie est animée et rythmée mais a parfois l'air brouillon, comme si des scènes avaient été supprimées lors du montage final.