Si Carrie 2 a le mérite de proposer de nouvelles idées malgré une exécution approximative, cette nouvelle adaptation du roman de Stephen King se contente du minimum syndical côté scénario, à ceci près qu'elle réussit l'exploit de massacrer tout ce qui faisait la force du film de De Palma : une absence totale de mise en scène (visiblement, le réalisateur ne sait pas ce qu'est un pied de caméra), des effets spéciaux risibles, même pour le budget d'un téléfilm de l'époque, une photographie hideuse et une musique qui frôle le comique lors du climax de la scène du bal.
Le casting tente tant bien que mal de sauver les meubles, avec une Angela Bettis plutôt convaincante malgré un physique trop avantageux comparé à celui de Sissy Spacek. On ne peut s'empêcher de lever les yeux au ciel devant un final racoleur destiné à lancer une série qui ne verra jamais le jour.
Reste la curiosité de découvrir certaines scènes du roman omises ou altérées dans le film de De Palma, comme la mort originale de la mère de Carrie ou la pluie de pierres (même si celle-ci ressemble davantage à une version suédée de la scène d'introduction de la série Smallville).