D'après un roman régionaliste probablement mieux écrit que le scénario, franchement simpliste et insipide, Léon Mathot tourne un vilain mélodrame sentimental à la mode gitane et sa réalisation est nulle.
Dans leurs roulottes, les gitans arrivent en Camargue pour élire leur reine. Cartacalha, danseuse et diseuse de bonne aventure, est la lauréate de ce qui ne semble rien d'autre qu'un prix de beauté.
Viviane Romance, en gitane farouche et fière, les poings sur les hanches, exhibe sa belle crinière noire, ses grosses boucles d'oreille rondes et son maquillage surchargé dans un film qui n'existe probablement que pour elle et son sex-appeal.
L'amour de Cartacalha, démontré par rien, pour un manadier est l'argument de ce navet rempli de clichés et de personnages sans la moindre épaisseur qui s'appuie sur un exotisme gitan de pacotille et de supposées croyances ancestrales.
Ce mélo, tout en insignifiance, se dénoue en deux minutes chrono, apogée grotesque d'un film complètement dépourvu de personnalité et de sincérité.