Quel plaisir de retrouver l'excellente actrice Billie Blain, qui a sans doute était choisie par la cinéaste dû à son rôle dans le court-métrage Ce qui appartient à César de Violette Gitton qui traîte + ou - du même sujet dans un angle assez original. On retrouve dans Cassandre cette même maitrise du sujet, en tout cas d'un vécu particulier qui est le sien, ce qui est la raison de ce tout vraisemblable.
Il est montré une rupture totale de l'intimité, ce qui donne un climat permissif à l'inceste (d'autres parleront de climat incestuelle), pas d'intimité, pas de verrou, la nudité est la norme, une famille sans tabou, qui parlent et actes sans limite, une reproduction des schémas familiaux sans remise en cause de ceux-ci. Un passage à l'inceste qui semblait inévitable, une victime qui force de coercition, finit d'elle-même par se rendre droit dans la gueule du loup pour tenter d'y mettre un terme, je suis contente que cet aspect soit abordé, car oui, quand on subit ces violences, on peut, parfois, finir par soi-même se rendre vers l'agresseur et qui sert bien trop souvent, hélas, leur défense. Elle trouvera comme échappatoire, comme moyen de s'extirper de la cellule familiale : les chevaux, l'amitié, la tendresse et qui plus tard prendra son envol en moto, qui, comme le cheval est une analogie de la liberté. (Clin d'oeil à la série Sons of Anarchy.)