La scénariste - réalisatrice - actrice Aylin Tezel a sans doute du talent, mais elle tombe dans un travers ôh combien répandu : rater l'écriture du personnage du sexe opposé. C'est régulièrement le cas en littérature, c'est encore plus vrai dans les films et les séries : souvent, les auteurs ne parviennent pas à densifier et à rendre crédibles les personnages d'un sexe opposé au leur (masculins pour une femme, féminins pour un homme). Exemples (mais ils sont innombrables) : "Les enfants des autres", "Tout va bien", "Simplet comme Sylvain", "Sauve qui peut la vie", etc. Les écrivains / scénaristes ne connaissent pas l'univers dont ils parlent, donc ils tombent dans des clichés ou, pire, inventent des choses qui n'existent pas.
Du coup, ce film sonne faux, ça se ressent très vite.
Un contre-exemple positif qui, à mon sens, est à des années-lumière en termes de qualité d'écriture et de jeu d'acteurs : la série "Normal people", qui, elle, sonne juste à tous niveaux. Ou le film de J. Trier "Julie en 12 Chapitres". Ou encore "Vingt Dieux". Mais c'est peu fréquent, et difficile.
Naturellement, à chacun de se faire son avis, ce modeste point de vue n'engage que moi.