L’idée principale du film est très amusante et bien exploitée pendant la première heure.
Un macho sûr de lui se retrouvant submergé par les pensées de ses nombreuses collègues féminines au sein d’une agence de pub, par celles de sa fille qu’il a négligé et par celles de son flirt habituel, tout ça donne un potentiel vraiment large pour s’amuser et obtenir des situations savoureuses.
De plus il y a des profils d’actrice divers et bien trouvés, comme Helen Hunt, Marisa Tomei, Bette Midler et Ashley Johnson (celle qui prêtera sa voix et ses mouvements à la future et extraordinaire Ellie des jeux Last of Us).
Le rythme comique fonctionne vraiment bien pendant la première heure et puis sans s’en rendre compte le film bascule dans le mélo un peu trop dégoulinant, ce qui enterre définitivement l’audace du concept de base.
Les pensées passent au second plan avant de disparaitre scénaristiquement, sans être aller plus loin dans le politiquement incorrect ni avoir effleuré une réflexion plus profonde et peut-être plus perturbante.
Ca reste dans les clous de la légèreté et de la détente à destination du grand public.
Cependant j’apprécie beaucoup de passer du temps avec Helen Hunt que je trouve vraiment excellente pour exprimer des tourments sentimentaux, avec cette manière d’être forte et fragile à la fois.
C’est peut-être un peu dans le même genre que Twister/Seul au monde où elle sait se montrer charmante et émouvante. Dommage qu’on ne l’ait plus beaucoup rappelé par la suite pour être tête d’affiche, ça me donne envie de découvrir son film avec Nicholson pour le coup.
Ce n’est peut-être pas un canon de beauté classique mais je pense que n’importe qui aurait pu tenir des années sur une île déserte rien que pour elle.
La volonté de Mel/Nick de se remettre en cause moralement, de recoller les morceaux et de remettre de l’ordre dans sa vie privée et professionnelle est une direction qui se tient mais qui reste convenue.
Cette histoire d’amour se déclenche un peu trop rapidement tout en s’attardant trop sur une conclusion frustrante.
J’aurais souhaité que cette alchimie entre Mel et Helen soit exploitée un peu plus en profondeur.
Je reste sur ma faim sur ces 2 genres qui cohabitent bizarrement.
Et puis il y a un peu trop de Sinatra pour habiller musicalement, je commence à trouver ça beaucoup trop cliché et surexploité à force.