Puis, Taraji P. Henson mérite mieux. On la voit ici débarquer, comme une agent de sportifs ambitieuse d'une grosse firme américaine, au caractère bien trempé. Elle surjoue ce personnage caricatural en diable, mais n'en est pas moins drôle de temps à autres. Les persos secondaires sont du pur produit fin des années 2010, l'assistant est gay, les répliques sont féministes, et son intrigue amoureuse consiste en un beaugosse pére célibataire, responsable et doux comme un agneau (moins tendance pour le coup). Ces clichés sont loin d'être un mal en soi, et se trouvent parfois instructif comme lorsque par exemple, on la voit inconsciemment répéter chez son assistant gay des injonctions qu'on lui impose pourtant, parce qu'elle est une femme (noire). Mais l'humour blockbuster, ou on grossit tout ce que fait le personnage, pour que l'audience comprenne bien ce qui se passe, ne marche pas à tous les coups.