L'adaptation d'un bon roman de Stephen King est déjà un exercice périlleux en soi. L'univers du prolixe écrivain offre certes d'excellents scénarios mais le passage à l'écran souffre parfois d'un laisser-aller certain. Comme si l'histoire et le nom de son auteur suffisaient à satisfaire un public déjà acquis.
Lorsque les écrits du maître du fantastique laissent à désirer, l'équation se complique encore et tous les facteurs sont alors réunis pour un ratage dans les grandes largeurs. Témoin, Cell Phone (tiré de Cellulaire) qui s'appuie sur un récit plutôt faible lorgnant paresseusement du côté du Fléau sans en retrouver la force ni la mystique.
Perdu dans un métrage laid et paresseux, John Cusak semble se remettre avec peine d'un récent AVC. Sa troublante ressemblance avec un Nicolas Cage des mauvais jours n'arrange rien. Le reste du casting est à l'avenant (figurants y compris, un exploit) et seul Stacy Keach semble se soucier de ce qui se passe à l'écran. Aussi désolé que désolant, le film s'achève dans une orgie d'effets visuels ratés en clamant haut et fort son indigence. Raccrochez.