Le point de départ est très intéressant, suivre une prostituée à la dérive après la perte de sa fille, qui va se reconstruire avec une riche héritière qui la prend pour sa mère. On peut ainsi voir la cupidité, puis l’amour maternel, évoluer. Le tout est porté par deux grandes actrices, Elizabeth Taylor et Mia Farrow (en brune), avec une ambiance vaguement fantastique.
Malheureusement, l’arrivée du médiocre Robert Mitchum, qui campe encore un pédophile, casse toute la dynamique de l’œuvre. Le film bascule dans une sordide relation incestueuse, qui causera la perte de la relation établie. Dès lors, le film se liquéfie en nanar grotesque, avec une conclusion totalement bâclée, entre un suicide si mal amené qu’il en devient volontairement grotesque, et la mise à mort, si longtemps désirée, de Mitchum, digne des plus grands nanars de l’espace.
La scène de la plage paraît être le point culminant de cette bascule, comme si son choix de ne pas le tuer avait causé sa perte, la seule bonne idée à tirer de cette chute mortelle.