Le film se vautre en tournant en dérision un sujet anxiogène de la plus mauvaise façon.

Zack, tout juste 30 ans, se fait larguer du jour au lendemain par sa copine lorsqu’elle apprend qu’il a une calvitie naissante (et qu’elle va prendre des proportions inquiétantes). Étant incapable d’envisager de vivre avec le crane chauve, Zack contact son oncle Joseph, fin spécialiste en la matière…


On ne va pas tortiller du cul pour chier droit, soyons francs et soyons directs, le pitch de départ est complètement claqué au sol. C’est d’une bêtise pas croyable et je n’ose à peine imaginer le brainstorming chez UGC Distribution lorsqu’ils se sont dit que ce serait "lolilol" d’avoir une comédie sur la calvitie dans leur line-up.


Côté réalisation, on revient de loin, voire même de très très loin

(période nauséabonde d’EuropaCorp, lorsque la boîte de Luc Besson se faisait une spécialité de produire des purges à la pelle).

Et pour cause, on retrouve derrière la caméra un certain Camille Delamarre, si son nom ne vous dit rien, on lui doit le remake de Banlieue 13 (Brick Mansions - 2014) et un reboot que personne n’attendait (Le Transporteur : Héritage - 2015), bref un début de carrière pas franchement qualitatif.


Pour son premier long-métrage en langue française (et accessoirement, première comédie), il ne fait clairement pas dans la dentelle (et la finesse), avec un humour trop souvent orienté en-dessous de la ceinture

(n’hésitant pas à lorgner du côté de la zoophilie),

avec des vannes déjà vues et revues (ou qui tombent tout simplement à plat, sans parler des jeux de mots poussifs

tels que “Mégaveuch” ou “No peigne no game“),

faisant preuve d’une absence totale d’originalité.


Bien évidemment, le film ne lésine pas sur les messages mièvres sur l’acceptation de soi, tout en dénonçant par la même occasion la dictature de l’apparence (qui pousse des milliers d’hommes chaque année à aller jusqu’en Turquie pour remédier à leur calvitie). L’ennui, c’est que le film s’y prend comme un manche, traiter d’un sujet aussi anxiogène pour certaines personnes, en le tournant en dérision de la plus mauvaise des façons, pas sûr que ça aide leur cause…

Perso, je me contrefout du regard d’autrui, j’ai une calvitie, je n’ai jamais cherché à m’en cacher et je le vis parfaitement bien.


⦿ http://bit.ly/CinephileNostalGeek ⦿ http://twitter.com/B_Renger ⦿

RENGER
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le 18 juil. 2025

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