Dans un unique jardin romain où sont rendus visibles les chants d'oiseaux et le vent au travers des oliviers, tangible la mélancolie des Dieux, et audible la texture des feuilles, j'ai assisté à la magnifique coprésence des temps. Ces temps, dans le cinéma de Straub et Huillet, ils sont un « là » et un ailleurs, un « ici » et une rencontre, une éternelle rencontre. Par la sublimation du texte de Cesare Pavese - ses cinq derniers dialogues - est opérée la manifestation d'« images stratigraphiques » (Deleuze) : la Terre rend visible ce qui est enfouie sous elle, et c'est justement cet « enfoui », l'archéologie irréductible à une image ou un son, dont nous parlent les personnages. V
Dal sangue al lutto, dal lutto alla resistenza.