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le 16 janv. 2019
SuivreExcès de vie.
Capturer des images c'est facile, mais parvenir à faire passer des émotions, des vraies, au travers de ces dernières, c'est autre chose. Jonah Hill a tout compris, nul besoin d'artifice pour faire...
J’avais oublié à quel point le casting de mid90s était réussi, et combien la bande-son était énergique et énergisante. Parmi mes moments préférés : la scène entre Ray et Sunburn sur « We’ll Let You Know » de Morrissey, ou encore le needle drop intradiégétique de Nirvana à la soirée (« tell me where did you sleep last night ? ») — sans parler de la bande-son originale de Trent Reznor, saturée, grondante, traversée de lignes de basse fantastiques.
C’est un film inachevé, au bon sens du terme : son choix d’un format quasi-documentaire, d’un regard flottant sur les trajectoires adolescentes, donne parfois une impression de dispersion narrative. Il aurait grandement mérité d’être plus long (cf. la critique d’Eli Hayes). Il y a quelques maladresses de montage, une certaine précipitation dans la mise en scène, mais pour un premier long, Jonah Hill s’essaie avec une vraie sincérité à la lumière, au mouvement, aux textures culturelles, à la skate culture, au son, à tout ce qui formait un Zeitgeist adolescent des années 90.
On aurait aimé que la relation entre Sunburn et sa mère, ou entre Sunburn et son frère, prenne plus d’épaisseur. Malgré cela, le film laisse une empreinte sensible. Il reste en mémoire comme une adolescence captée à la volée — maladroite, belle, et un peu perdue.
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Créée
le 18 juin 2025
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