Je regardais ce film avec une copine, quand très vite elle a dit : "putain, j'sais pas pourquoi, mais cette Chloé c'est toi".
C'est vrai que dès les premières minutes je me suis sentie hyper proche de cette nana. Dans les gestes, dans les fringues, dans sa quête désespérée peut-être. Dans la déco impeccable de l'appartement qu'elle partage avec son coloc gay. Le téléphone, trop beau. Le canapé en velours, trop beau. La table basse, les étagères. Trop beau. Ou alors est-ce dans sa façon de tenter de l'emballer un peu... Ah voilà Chloé. Je te tiens. Tu aimes celui que tu ne peux pas.
Bien sûr que tu tombes un peu amoureuse de ton coloc qu'est pas du même bord que toi, et qui t'avoue dès la première scène son trouble de l'attachement.
Je te trouve étrange et tendre quand tu t'échafaudes toute une intrigue amoureuse avec un marjo que tu croises dans les coins des rues, que tu crois que y'a un lien, un truc, c'est sûr, alors que le dit-marjo en a en réalité à peu près rien à foutre de toi. Il préfère fumer avec une autre au lieu de lever le petit doigt pour ton minois. Il a pas vu les signes, lui. Parce que y'en avait pas. Merde. Déçues, comme d'hab.
Et l'Bel Canto, qui est là depuis le début mais qui t’intéresse pas. Jusqu'au jour où il t'annonce son départ dans une cage d'escalier. Et là, ton visage s'illumine. Bel Canto devient soudainement intéressant, puisqu'il part. Tu tombes amoureuse de lui au moment précis où il s'en va. Gris-Gris il a tout compris, c'est pour ça qu'il a foutu le camp. Pour que tu l'aimes.
Chloé-Kasia, même combat. Dans la collec' d'affichettes de chats perdus, dans son amitié fortuite avec des dames âgées, et dans les nombreuses histoires de mecs foireuses.
Les deux pieds dedans, v'lan.