Guadagnino a du talent et il le sait, alors il ne se prive pas de nous le montrer de façon goguenarde et un peu prétentieuse, transcendant ce qui ne serait qu'un habile marivaudage sur fond de compétition sportive en multipliant les façons extrêmement inventives et tendues de filmer des matchs de tennis littéralement vus comme des parties de jambes en l'air. D'autant que grâce à son excellent casting, et contrairement à ce que la promo de l'époque à essayé de vendre, il joue moins la carte de l'érotisme que de la sensualité trouble dans les relations entre ses personnages. Il en fait juste parfois un peu trop, notamment dans la temporalité éclatée pas toujours utile hormis dans son final.