Enième adaptation de Stephen King, énième variation sur le thème si chère à l’auteur de l’écrivain qui bloque à cause d’un trauma et se réfugie dans la bouteille et le cynisme avant de retrouver goût et inspiration en affrontant ses problèmes. 1408 peine à surprendre tant il semble être sur des rails.
Traumas familiaux, déni du surnaturel jusqu’à ce qu’il soit trop tard, exploration des échappatoires potentielles mais évidemment inexploitables, tout y est. On a même le droit à la scène du faux retour à la réalité, où tout ceci n’aurait été qu’un cauchemar, avant que cette fiction ne se brise pour replonger en enfer. Si au bout de vingt minutes vous pensez avoir deviné la fin, c’est que vous la connaissez. Le film de Mikael Håfström a tout du train fantôme, certaines de ses scènes étant littéralement présentes dans celui de Disneyland Paris. Pour l’originalité on repassera.
Et pourtant, 1408 n’est pas désagréable. Le huis clos (ou presque) en solo (ou presque) de John Cusack est plutôt bien fichu, dans une ambiance éclairée qui dénote un peu et un montage propre. L’échange avec le manager de l’hôtel (Samuel L. Jackson) qui précède l’entrée dans la chambre est même assez efficace pour faire monter la sauce, malgré que l’enlisement narratif ne tarde pas à suivre.
Pas mal réalisé, pas mal interprété, pas foncièrement mal écrit, mais pas engageant pour un sou par péché de classicisme. On sort de cette chambre impassible..