La fable de Charlie de la campagne
Qu'on se le dise d'entrée de jeu, le film n'a que très peu de substance.
Une fable sur l'instinct humain, tout au plus, poétiquement soutenue par des âmes fugaces et loquaces sur lesquelles le mouvement du film s'appuie.
Déplorant quelques longueurs, l'exercice de style parvient tout de même à prendre son envol et nous délecte avec lui, d'un plaisir coupable dans l'enchainement des différents clips musicaux.
Simple mais efficace.
Enfin, peut être surtout en raison de son acteur principale, Shia Laboeuf. Il y a quelque chose avec ce garçon, je ne sais pas si c'est parce que j'ai l'impression d'avoir "grandi" avec lui, ou parce que réellement il a un truc. De Drôle de frère à Lawless en passant par Transformers et Lars Von Trier, j'ai pas fini de me le coltiner sur les écrans.
Quoi qu'il en soit, je l'ai trouvé remarquable dans sa personnification de l'impulsivité de la jeunesse, dans ce désir ardent de vivre pleinement qui ne faiblit pas devant l'absolue fatalité.
Je ne pensais pas me faire avoir comme ça, chapeau bas.