Le cinéma norvégien a l'air décidemment d'adorer le thème de la solitude, après Oslo, 31 août de Joachim Trier ou le film original Insomnia dont Christopher Nolan a fait un remake en 2002, dans lesquels la solitude est la pièce centrale. Ici, Anna retourne dans son village natale en Norvège après avoir appris la mort de sa grand-mère. Elle doit renouer des liens avec des gens qu'elle a délibérémment choisi de fuir. Ce qui est plaisant, c'est tout le propos sur le manque de communication ou la difficulter à exprimer des choses. Anna et son père se reprochent mutuellement des choses, arrivent pas à le formaliser, ou alors avec beaucoup de maladresse, ce qui arrange pas la situation. Finalement, ils sont pareils dans leur manière d'être, et c'est ce qui va permettre de les rapprocher par la suite. Et ce sera la relation la plus intéressante du film, parce que le coup de la tension amoureuse avec le pote d'enfance perdu de vue, bon, c'est un peu cliché.
Le film est cependant un peu... toujours sur le même rythme. Ça aborde des thèmes intéressants, mais ça devient longuet à certains moments, le piège des films qui parlent de solitude ou d'ennui. Mais au moins y a une évolution des personnages nette et qui ne paraît pas trop forcée. À noter pas mal de très jolis paysages norvégiens qu'on prend bien le temps de nous montrer.