Ambiance d'été rétro dans une petite ville en bord de mer, deux jeunes hommes qui n'ont rien en commun et qui vont pourtant partager les quatre cent coups, malgré l'arrivée d'une femme qui chamboule leur relation... On ne parle pas d'Eté 85 de François Ozon, mais bien de Chaudes nuits d'été (un titre qui, sans l'affiche, nous faisait penser à un autre contenu...), premier film de Elijah Bynum, que l'on a même préféré au Ozon. Le montage est très soigné et nous offre quelques séquences dignes d'un réalisateur rôdé à la tâche, Timothée Chalamet est (comme d'habitude) au top, ici dans un rôle de jeune ado qui se cherche encore (et en devient très identifiable pour le spectateur, assez touchant dans sa timidité et sa réserve), face à Alex Roe très à l'aise en brute au bon fond. Le binôme fait des étincelles à l'écran, et l'on suit les trafics de drogues et les secrets de chacun quand à sa vie familiale avec beaucoup d'envie. Seule la dernière demi-heure, plus mélo, nous a un peu moins enthousiasmé (plus lente, moins encline à jouer sur l'esthétique des images, final un peu tape-à-l’œil, morale clichée "je l'aime donc
je la quitte
"... Clairement une légère descente après la belle montée en puissance du film jusque-là). La BO est un délice en soit, on retrouve nos tubes "rétros" favoris qui accompagnent bien cette ambiance d'été du siècle dernier. Dommage que ce Chaudes nuits d'été a été réduit à un direct-to-VOD, il aurait gagné à sortir sur grand écran, avec ce beau travail de montage, et son binôme d'acteurs très en forme.