Chien 51 n'est pas un mauvais film et remplit son rôle de divertissement. Là où c'est dommage, c'est qu'avec un tel casting (les acteurs mais aussi le réalisateur et l'auteur) et un tel budget, on pouvait s'attendre à mieux.
En effet, Chien 51 est très classique que ce soit au niveau de son histoire ou de son esthétique. Même sans être un amateur de SF, d'anticipation ou plus généralement de récits dystopiques, une grande partie de ce qui est raconté et montré renvoie à des éléments trop usités.
De plus, il semblerait que ce type de récit et d'univers ne soit pas ce qui convient le mieux à Cédric Jimenez. Les qualités qui font habituellement son cinéma ne se retrouvent que rarement dans ce film, même si on peut tout de même les observer par moments, notamment lors des scènes centrées sur les drones.
Après, il y a aussi des éléments appréciables. Certains dialogues sont très réussis, la relation entre les deux protagonistes principaux évitent pas mal d'écueils, plusieurs scènes d'action fonctionnent totalement et lorsque l'on s'éloigne des néons omniprésents, la mise en scène parvient souvent à saisir véritablement la tension et l'angoisse attendues.
En résumé, Chien 51 souffre d'un récit et d'une esthétique qui manquent d'originalité et d'une mise en scène trop peu sûre d'elle. Malgré tout, le film bénéficie d'un duo de personnages principaux solides, d'un budget qui se voit à l'écran et d'une trame qui fait le travail à défaut de convaincre pleinement.