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le 25 août 2020
SuivreCritique de Chino par Selenie
On sent comme une lassitude dans ce western désenchanté où le cinéaste semble comprendre la dimension crépusculaire des westerns de Peckinpah et Leone. Le film a deux niveaux de lecture mais...
Chino est un film modeste dans son ambition mais sincère dans son propos. Le rythme du récit, peut sembler plus lent que ce à quoi Sturges nous avait habitué dans la grande évasion et les sept mercenaires. On peut le voir comme un choix délibéré, motivé par l’envie de donner à l’histoire une dimension contemplative, une respiration en accord avec la nature sauvage et l’isolement du personnage interprété par Charles Bronson. Cette prise de temps peut surprendre, voire déconcerter, mais elle rappelle les westerns 70 comme Jeremiah Johnson de Pollack, Le Convoi sauvage de Sarafian ou L'Aventure sauvage de Sidney Hayers.
“La scène qui Reste quand le film s’efface”
Charles Bronson et Jill Ireland observent des chevaux s’accoupler. On peut y voir une maladresse, une insistance inutile, ou encore une tentative de symbolisme un peu trop appuyée. De mon point de vue cette scène ancre l’histoire dans une réalité brute, où l’instinct et la nature dictent leur propre loi, à l’image du héros, partagé entre son désir de liberté et son aspiration à une vie plus rangée.
Chino est sans doute un film imparfait, mais il essaie de raconter quelque chose d’authentique. Il est un regard sur la solitude, la liberté et la difficulté d’apprivoiser à la fois les chevaux et les hommes. La dernière image est très symbolique Chino s’éloigne vers l’horizon sur son cheval une façon pour Sturges, dont c’est le dernier film, de nous dire au revoir.
So long cow-boy.
Créée
le 13 mars 2025
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