8
2 critiques
Claque visuelle
L'ambiance est pesante, les nerfs toujours prêts à craquer, la colère se mêle au désespoir avec sincérité. Il n'y a pas l'ombre d'un doute, Chorus est une oeuvre à l'immersion totale, où l'on partage...
le 27 janv. 2016
C'est certainement le film le plus plombant du mois mais c'est aussi celui qui m'a cloué le siège car "Chorus" est d'une rare efficacité. Parler du couple dont l'enfant a été retrouvé dix ans après sa disparition, enfoui par un assassin pédophile, sans jamais être ni voyeur, ni glauque, ni éviter ce qui dérange, ni éluder l'horreur de la situation relève de la performance ou de l'exploit. François Delisle le fait de la plus belle manière avec un cinéma d'une élégance rare.
Il adopte d'abord le noir et blanc, non pas pour souligner son propos tragique, ni pour faire son poseur et s'entendre dire que l'image est magnifique, mais pour gommer tout ce qui pourrait parasiter le récit et poser son regard sur l'essentiel : l'émotion.
Les comédiens filmés le plus souvent en plan rapproché, l'exacte distance pour capter les frémissements, les regards des deux extraordinaires comédiens (Fanny Mallette et Sébastien Ricard) sont d'une telle justesse que l'on vibre avec eux, ressentant intimement leurs émois, leur tristesse. L'expérience à laquelle nous sommes conviés demeure peu aimable dans un tel contexte. La confrontation du couple face aux ossements de leur fils ou des aveux filmés de l'assassin, moments on ne peut plus casse-gueule, agissent comme des électrochocs émotionnels grâce à une mise en scène plus qu'inspirée et précise. On est sur le fil du rasoir mais jamais on ne tombe dans le malsain car le regard du cinéaste est aussi précis qu'empathique.
Le scénario quant à lui, ne s'encombre pas de dialogues. Chaque mot résonne doublement, fait sens comme rarement, donnant une intense épaisseur au récit en suggérant de multitudes pistes notamment sur le passé des personnages principaux.
Si l'on ne prend que la thématique du deuil, le traitement global qu'en fait le réalisateur en arrière plan de son terrible récit, pointant les différences de le vivre selon les sexes, ne gommant jamais ses empreintes sur les corps et sur les sens, tout cela avec une finesse et une subtilité rare, donne au film une dimension encore plus universelle et cohérente.
La fin sur le blog
http://sansconnivence.blogspot.fr/2016/01/chorus-de-francois-delisle.html
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur.
Créée
le 20 janv. 2016
Critique lue 301 fois
8
2 critiques
L'ambiance est pesante, les nerfs toujours prêts à craquer, la colère se mêle au désespoir avec sincérité. Il n'y a pas l'ombre d'un doute, Chorus est une oeuvre à l'immersion totale, où l'on partage...
le 27 janv. 2016
8
4 critiques
S’échapper ou affronter la réalité : un épisode tragique change des vies et les directions de celles-ci. Unis par un enfant, le couple de Christophe et d’Irène se détruit lorsque leur fils Hugo est...
le 26 mars 2016
10
1861 critiques
Comment continuer sa vie lorsque la perte d’un être cher vient l’amputer d’un lien essentiel ? Comment affronter à nouveau le drame, dix ans après, sans sombrer définitivement ? Que devient le couple...
le 19 janv. 2016
4
604 critiques
Il y a des jours où j'ai honte, honte d'être incapable d'apprécier ce qui est considéré comme un chef d'oeuvre par le commun des mortels. A commencer par mon libraire spécialisé BD qui m'a remis...
le 1 janv. 2012
3
604 critiques
J'ai vu le chef d'oeuvre de la semaine selon les critiques. Hé bien, ils se sont trompés, c'est un navet et un beau ! Cette fois-ci, ils ont poussé le bouchon tellement loin qu'ils risquent d'être...
le 29 août 2013
3
604 critiques
Je le dis d'emblée, je n'ai jamais été fan du cinéma de Mr Desplechin. "Les fantômes d'Ismaël" confirment que je ne parle pas et ne parlerai jamais le "Desplechin" comme se plaît à dire le...
le 18 mai 2017
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème