Soyons clair, soyons franc, soldats: Chucky III, c'est un drôle de Chucky.
AFFIRMATIF !
Si vous avez aimé l'horrifique des deux premiers, vous allez n'allez pas appeler votre mère d'un cri apeuré mais le magasin, le vidéo-club ou le standard endormi d'Amazon pour vous plaindre pour tromperie sur la marchandise.
Ce Chucky, il est fait pour s'fendre la poire: Vu, les bleus ?
AFFIRMATIF
Sergent Tcherniabis, TOPO, s'il vous plaît !
Oui, mon colonel Zitron-Vodka !
Topo: Andy & Chucky font leur service militaire. Ils jouent aux petits soldats avec de vrais fusils et de vraies grenades ! Chucky, progressiste SJW Black Lives Matter avant l'heure, un fumier de gauchiasse comme pas deux - comme quoi que c'est tous des assassins au fond - , jette son dévolu sur un petit noir pour se réincarner en lui. Mais Andy va tenter de l'en empêcher, entre deux rencarts.
Sergent Frenhofer, au rapport ! BRIEFING et que ça saute !
Oui, mon col de chemise ! À vos ordre !
Chucky III, c'est un film qui ne rase que les cheveux (et encore, pas jusqu'au bout, vu ce qui arrive au coiffeur !)
C'est un peu Les Bidasses en Chucky, une sorte de comédie horrifique, magnifique, totalement décomplexée, qui a senti que le deuxième opus avait fait le tour de la question et qui se rit de la suite qu'elle constitue. On transporte donc les survivants du diptyque dans l'Enfer militaire et on cumule tous les stéréotypes du genre dans un grand rire sardonique. La plus belle preuve ? La scène pastiche (certes très appuyée) de Full Metal Jackett du Général Kubrick: Mon fusil est mon meilleur ami, un engin sert à tirer des coups et un fusil à tirer des balles, et autres ...
Mais alors, c'est un détournement, espèce de sac à foutre ! C'est une parodie de Chucky, p'tit branleur de fils de pute !
Non, mon Col et Optère !
Déjà, ma mère aurait pu faire nonne.
Ensuite, Chucky III, ça reste de l'humour noir, sanglant, de potence, glauque, où l'on suit Chucky dans ses jeux morbides. Toujours des Jeux d'enfant mais plutôt de sales gosses. On joue à la guerre à balles réelles en jetant les paint balls et on suit la logique de la suite du film horrifique qui fait appel à la cavalerie pour trucider le monstre. Mais cette fois, c'est le monstre qui vient à la cavalerie à la manière du cheval de Troie.
Chucky III peut se voir résumer dans cette réplique de la séduisante et débrouillarde Christine, effrayée, qui confesse enfin sa peur: seuls les personnages ont peur, le spectateur a changé de camp et est en connivence avec la poupée maléfique.
Le traître de pourceau d'enfant de putain de trou du cul: il vire à l'ennemi, le spectateur ?
Au mitard !
Mon Colonel, c'n'est pas juste:
Il y a les déserteurs qui ne changent pas de camp et qui crachent sur cette suite et les fidèles qui acceptent ce revirement pour permettre à la saga de continuer.
Décidément, je ne comprends plus rien ni à la guerre, ni à l'horrifique ni au cinéma!
Sacrebleu, quel joyeux bordel !
Mon colonial Colonel de colonies d'vacances: vous avez dit "joyeux" !
Oui, le bleu, mais ces compliments, c'est comme les balles perdues: ça m'échappe par accident !
ALLEZ ! On éteint l'écran et on retourne voir quelque chose de plus intelligent, troupeau de feignasses !