L'histoire de Cendrillon transposée dans un futur Orwellien, en version comédie musicale érotique.
Curiosité des années 70, ce film est à classer dans les séries Z : si on veut bien pardonner le côté ultra-cheap des décors, costumes et effets-spéciaux (pas facile de créer un univers de science-fiction avec un budget rikiki), l'humour manque totalement de finesse (grimaces, accélérés à la "Benny Hill", gags de potaches que le surjeu des comédiens ne peut guère rattraper…) et les scènes érotiques de sensualité (ne vous attendez à rien d'autre que de la nudité et du sexe très clairement simulé, parfois ponctué d'un gag ou deux…).
Par contre, une des scènes musicales mérite le détour et justifie à elle-seule le visionnage de ce film: chantée par le parrain-fée de Cendrillon, baguette à la main, avec danseurs à têtes de lapins et d'écureuil faisant la ronde en sautillant, elle donne une étincelle de folie et de ridicule assumé qui aurait pu faire de cette comédie un "Rocky Horror Picture Show" du pauvre. Dommage que les autres scènes musicales, à l'exception de celle avec Roscoe le robot, soient plutôt oubliables.
Dans l'ensemble, le film se laisse regarder, et on ne s'ennuie pas à condition de pardonner le manque évident de budget et d'ambition. A voir, donc, pour la scène musicale du parrain-fée (que vous trouverez facilement sur internet) et si vous êtes assez curieux pour voir le film complet (disponible sur Archive.org).