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3 critiques
Prodigieux
Tout est raté: les costumes, les décors, les chansons, l'histoire....Comment est-ce possible de se planter à ce point-là sur toute la ligne ? Cette comédie musicale est un naufrage comparable à celui...
le 14 déc. 2021
Qui aurait cru qu'une comédie musicale francophone pouvait rivaliser avec les meilleurs nanars du monde ?
Si un mot pouvait décrire cette comédie musicale ce serait : pauvre. Cendrillon est en guenilles, remarquez, c'est plutôt raccord. Le travail de chorégraphies, de musique, d'écriture, de mise en scène et de lumière est PAUVRE. La plus grosse partie du budget a été utilisée dans la construction d'une immense tour mobile, qui est finalement le seul élément de décor du spectacle.
Dans Cindy on retrouve les mêmes ingrédients que dans l'élite du nanar. Tout est mauvais, si mauvais, tellement mauvais, que le mot "mauvais" n'est pas suffisant pour décrire le niveau de ce spectacle. Le niveau de nullité de ce spectacle atteint la stratosphère pour se rapprocher du Divin.
C'est tellement mauvais que ça en devient du génie. Pas le temps de s'ennuyer, les fous rires s'enchaînent. Et heureusement, car 2h c'est long....
Cindy est une adaptation moderne du conte de Cendrillon, transposé ici dans une banlieue au début des années 2000. Entre les digressions et les personnages inutiles, si le spectacle était fidèle à ce qu'il est censé raconter, il durerait environ 15min.
Au niveau de l'histoire, on retrouve tout de même la patte de Plamondon, qui essaie toujours d'inclure des messages politiques dans ses spectacles. Le prince charmant devient Ricky, une rockstar adulée, plaçant ainsi une partie de l'histoire dans le monde du showbiz, que Plamondon semble vouloir dépeindre sous un jour plutôt sombre. Une Cendrillon tragique tentée par les sirènes du monde du showbiz et qui finira par déchanter, sérieusement, l'idée était bonne.
On trouve d'ailleurs un vestige de cette bonne idée dans le spectacle : la première chanson. La légende de Rose Latulipe raconte l'histoire d'une jeune fille séduite lors d'un bal par un bel inconnu qui s'avère être le diable. A l'origine, les contes de fées étaient utilisés en guise de mise en garde à destinations des enfants, cette chanson, chantée par le père de Cindy, est effectivement une mise en garde. C'est d'ailleurs le seul moment où le père de Cindy sert à quelque chose dans l'histoire.
Et puis... plus rien, plus aucune allusion à cette chanson et à sa signification pendant les 2h restantes. Nous avons même droit à un happy end bien mielleux, aux antipodes du message de la chanson d'intro.
Le scénario est ensuite très brouillon, ça part dans tous les sens. Les origines de Cindy, les flashbacks avec le père, et bien sûr, la gigue.... Le rapport avec Cendrillon ? si vous voulez apprécier le spectacle, mieux vaut éviter de vous poser ce genre de question. Il n'y a aucun rapport entre tout ça et l'histoire de Cendrillon. Le père de Cendrillon est censé être mort, pas être un énorme étron qui beugle à qui veut bien l'entendre qu'il n'est qu"Un homme qui passe"
S'en suivent également un enchainements de digressions et de tentative de donner du corps aux différents personnages
-Le passé de star du disco de la belle-mère : on s'en fout
-Les états d'âme du père de Cindy : on s'en fout, il est mort
-Les chansons individuelles des 2 demi-soeurs : on s'en fout
-Le destin tragique de Judy, la petite amie de Ricky : on s'en fout. Mais en fait non. Et si la vraie princesse déchue c'était elle ? Judy ne serait-elle pas finalement cette Cendrillon tragique ? Si le scénario était centré sur elle, la chanson "Cocaïne express" aurait plus de sens. Tout est tellement confus, que même les chansons "potables" deviennent ridicules.
Je ne devrais pas spoiler l'intégralité de ce qui m'a fait hurler de rire, mais c'est tout de même très tentant :
- Les instrus, les transitions, les effets de ralenti, un seul mot : lunaire
- Le look des personnages, petit rappel, les costumes ont été conçus par la maison Givenchy, ou alors avec le contenu des poubelles de la maison Givenchy, I don't know. Résultat : coupure budgétaire dans le perfecto de Ricky (mi-Ken mi-Jean-Pierre François avec téton apparent)
- La gigue... vraiment ? là j'avoue, j'ai pas de mots
- Les chorés
- La détresse dans les yeux des chanteurs, Murray Head en tête. Il est tellement au bout du rouleau qu'il ne fait même pas l'effort de chanter correctement, contrairement à Franck Sherbourne, qui essaie au moins de donner le change (malgré le manque total d'alchimie avec Lâam)
- les paroles des chansons (mention spéciale à "Manchester" meilleure pire chanson de tous les temps), le fait de répéter la dernière phrase pour en commencer une nouvelle. (J'ai baptisé ça, l'écriture "Trois pt'its chats")
Je ne m'explique toujours pas comment pendant des mois, personne ne se soit dit : "ah mais attendez, c'est de la merde en fait"
Ce n'est pas de la merde dans l'intention, mais dans l'écriture et l'exécution. Malheureusement, quand on veut raconter trop de choses en même temps, on finit par ne rien raconter du tout.
Franchement, il faut voir Cindy, le spectacle est dispo en intégralité sur Youtube il me semble. Préparez-vous une bonne soirée entre amis, fous rires garantis, vous ne le regretterez pas.
Rendez-vous samedi soir au Galaxy.
Et pour ce spectacle : Gigue/20
Créée
le 1 juil. 2025
Modifiée
le 2 juil. 2025
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9
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