City Hunter est un film qui ressemble plus à un téléfilm, tant il reprend la structure d'un épisode classique de la série.
Donc, on se retrouve avec un épisode d'1h30 avec tous les ingrédients habituels de la série.
Ryo Saeba en mode pervers, Kaori Makimura qui use et abuse des grosses masses, et Falcon qui intervient pour le final. C'est intéressant d'analyser ce qu'est City Hunter. Donc, il y a un type hyper doué dans son domaine, à savoir tuer des gens, le numéro un, mais qui est un délinquant sexuel.
Alors, on veut à tout prix l'employer, mais il a besoin d'être surveillé constamment à cause de son harcèlement sexuel. Une critique acerbe du Japon, qui est à la fois vénéré pour sa culture, mais aussi méprisé pour sa perversité sexuelle.
L'humour, on y adhère ou pas. C'est souvent lourd et toujours dans le même genre, même s'il y a clairement des modèles féminins travaillés. Ce n'est pas une œuvre misogyne.
Ici, il y a trois types de femmes, toutes différentes. Anna Shinjo n'a pas confiance en elle, elle ne vit qu'à travers son métier et prend pour modèle Saeko Nogami, qui se sert de sa propre domination sur les hommes comme d'un avantage, n'hésitant pas à les manipuler pour obtenir des choses. Et Rosa Martinez, l'ancienne militaire, qui usera de ses méthodes de combat pour repousser Ryo Saeba, une femme forte, secrète, avec beaucoup de détermination.
Niveau technique, on est en dessous de Bay City Wars. Les scènes d'action ne sont pas intéressantes, juste la course-poursuite en voiture contre bateau. L'animation est paresseuse et manque clairement de technique.
La musique est plutôt bonne, elle reprend celle de la série.
Bref, si vous voulez une petite pastille de la série condensée en 1h30, ce téléfilm est parfait. Sinon, si vous cherchez de l'originalité dans cet univers, passez votre chemin.