L'accroche de l'affiche est on ne peut plus explicite : "Bonne nouvelle : Jonathan a enfin pris son pied ! Mauvaise nouvelle : c'est avec la mère de son pote !" Tout cela est donc bien dans le film, sauf que la mère du pote, c'est Jacqueline Bisset, et que, malgré sa coupe de caniche royal (la pauvre, comment peut-on lui faire ça), elle est d'une beauté et d'une classe telle qu'elle tire le film dans des sphères que ne laissent pas supposer l'affiche. Elle n'est pas la seule responsable de cette qualité, le film est beaucoup moins graveleux que ce qu'il peut laisser supposer, c'est au contraire un film assez fin, assez mélancolique, parfois proche d'un Eté 42, sur l'incapacité d'aimer ou d'être aimé de quelqu'un qui a le double de son âge, et ce uniquement à cause du regard des autres, surtout quand ce regard-là est celui du fils de son amante qui n'est autre que son propre pote. On peut reprocher au film de ne pas assez développer le rôle de Bisset, et de lui poser parfois un regard un peu macho voire condescendant, ce serait oublier qu'on est quand même dans un film de Fac de garçons et que celui-ci s'en tire haut-la-main comme l'un des meilleurs du genre.