Martin Campbell a clairement perdu de sa superbe. Car pour ceux qui auraient oublier ce cinéaste, il s'agit d'un homme qui a su livrer des divertissements de qualité, notamment du côté de James Bond (GoldenEye et Casino Royale) et Zorro (Le Masque de Zorro et sa suite La Légende de Zorro, moins appréciable mais a minima efficace). Et j'ai également un bon souvenir de Vertical Limit. Mais depuis Green Lantern et Hors de contrôle, le bonhomme n'arrive plus à retrouver cette énergie qui caractérise ses titres. Déjà, ça lui a fermé les portes de Hollywood, l'obligeant à poursuivre sa carrière avec des projet plus confidentiels. Et par là, j'entends surtout des films qui arrivent en France directement en vidéo ou streaming (Memory, Dirty Angels...). Cleaner est de cette catégorie, et ce n'est pas avec ce long-métrage que le cinéaste remontera la pente. Non pas que cela me dérange d'avoir un ersatz de Die Hard - un personnage au mauvais endroit au mauvais moment, devant sauver les pensionnaire d'une tour suite à une prise d'otages. Encore faut-il que ce soit bien mené ! Mais Cleaner est maheureusement un Die Hard du pauvre... L'ensemble propose explosions, bastons et fusillades sans que cela pète véritablement en terme de sensation. L'intrigue peine même à démarrer en se perdant dans des intrigues secondaires inutiles. Que ce soit la relation entre l'héroïne et son frère autiste (cousue de fil blanc), ou celle qui élimine d'entrée de jeu un antagoniste jugé principal (merci d'être passé, Clive Owen !!). Je suis peut-être méchant dans mes propos car, en finalité, l'ensemble passe le temps. Mais le résultat est tellement clean et anecodtique que, en connaissant le palmarès du réalisateur, cela fait peine à voir...