Climax a réussit un tour de génie, surprendre le jeune cinéphile que je suis. Il y a peu de film d'horreur ces dernières années qui ont réussit, réellement, à me surprendre et c'est ce qui fait que j'écris ses mots. Bien que n'ayant pas ma langue dans la poche, comme tout ceux qui me connaissent le savent en m'écoutant déblatéré sur le cinéma à longueur de journée, cela fait un certain temps que je n'avais pas poser une critique sur "papier" (dira-t-on). Car cet ovni cinématographique, s'attaquant au genre horrifique, a réussit, brillamment, à me pousser dans mes retranchements. Il est vrai, qu'à force de voir des films d'horreur (car on parle de cinéma d'horreur, ici), de les analysés, on finit, parfois, par ne plus trop être effrayer. Les constructions sont souvent communes, les formats aussi, et la soupe hollywoodienne finit par donné la gerbe (désolé). Alors, bien entendu, il y a des exceptions! Combien de fois, je suis sortie du cinéma avec le sourire d'avoir vu un bon slasher à l'ancienne ou Get Out par exemple. Mais bon, je suis moins surpris, il est vrai, par le contenu que par la façon de me le proposer. Hors, il y a Climax. Ce film français, aussi expérimental que l'est Orange Mécanique et aussi dérangeant que fut L'exorciste à sa sortie, nous plonge dans une succession d'images dont la mise en place présente déjà la folie de l'ensemble. Car les premières minutes, qui, personnellement, m'ont fasciné, sont exceptionnelles! Ne voulant pas spoiler ceux qui tenterait l'aventure, je dirais simplement qu'elles sont une prédiction de la suite ET la présentation des sources artistiques que le réal utilise dans son film. Et pourtant, rien de bien compliqué, un groupe de danseurs aux multiples personnalités, des hommes, des femmes, des blancs, des noirs, des croyants, des athée, des homosexuelles et des hétérosexuelles, une micro représentation de la société quoi, avec ces différences, tous réunis par la passion de la danse dans un vieux bâtiment. A première vue, ce ne sont que des jeunes gens qui font la fête, les corps sculptés par la maîtrise de la danse qui se mêlent et s’entremêlent. La chorégraphie est belle, vraiment. Mais rapidement, nous passons de la fascination des corps à la vulgarité des propos, crus. Le talent du réal est déjà là, il nous présente des personnages ordinaires, ces propos qu'on entend déjà beaucoup trop souvent quand le fantasme, qui devrait rester bien caché au fond des pantalons de certains, finit par être prononcer, et cela est presque malaisant. Puis le film commence réellement! Comme une descente aux enfers. La fête vire à l'horreur quand on découvre que quelqu'un a mis une drogue inconnue dans la sangria que nos joyeux fêtards s'envoient depuis le début. Comment décrire cette folie palpable, cette représentation cauchemardesque où chaque pulsion intime qui caractérise la personnalité des différents personnages est décuplé. Où ce qui aurait dû rester au plus profond de chacun s'exprime au grand jour, poussant à la violence extrême, au viol, ou autres horreurs. Les images saccadées, la luminosité aussi changeante que lors d'une bonne murge, étape par étape, nous nous perdons dans un cauchemar psychédélique en suivant chacun des personnages. Plus le temps passe, plus une forme d'angoisse palpable mêlée de fascination dirige le spectateur. Plusieurs fois, j'ai cru voir les longs couloirs de l'hotel Overlook ou les lumières oppressante du labyrinthe de Shining. Un instant vers la fin, on se croirait réellement en enfer, au milieu d'âmes perdues, dans les cries et une frénésie de corps semblant éternellement torturé. Et la scène finale, magnifique. Bref. Le film réussit à déranger, il réussit à surprendre et à donné un coup de folie à notre si frileux cinéma francais. On note un talent réel du réalisateur, qui avec peu de moyens et une base scénaristique finalement assez simple, éblouit le jeune cinéphile que je suis. Car l'horreur, la vraie, ce n'est pas Michael Myers, Freddy Krueger, Annabelle, Pazuzu ou autres monstres de cinéma, c'est nous. Rien n'est plus horrible que la réalité d'une personne ordinaire qui fait de très mauvaises choses.
Merci à ceux qui auront pris le temps de lire, bien entendu ce n'est que mon avis exprimé ci dessus, je m'excuse des coquilles (il est tout de même 2h51), à bientôt!

Repentie
8
Écrit par

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le 7 oct. 2018

Critique lue 190 fois

Repentie

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