Pulsions, impulsions, obsessions. De l'Art, du sale, de la grâce.


Noe qui s'attaque a la danse, de plus, le voguing. Que demander de plus ?


Avec de vrais danseurs, une musique techno hypnotique qui ne s'arrêtera jamais et qui, meme, participera,(sera evolutive), en resonance directe avec la dramaturgie du film.


Rien que ça, c'est une façon de poser les bases de cette pépite des darkrooms (autre genre de salles obscures :) )


Très malin, et peut être pour prévenir les moins bien aguerris qu'il est temps de quitter la salle, Noé nous présente un film divisé un 2 partie :


En effet, dans la Partie 1 : Des chorégraphies incroyable en tant que telles et sublimées par le génie de la mise en scène.

Kid cudi, ici acteur, fais aussi office de DJ, s'efforçant de synchroniser la musique a ce que les protagonistes ressentent, et par ricochet, le spectateur. C'est brillant tellement c'est subtil.


Tout est beau, tout est parfait, les danseurs sont contents (et le public derrière est en PLS devant un tel niveau de danses filmées, c'est du jamais vu).


Donc ça, c'est la partie "ok pour la family" , pourquoi se priver d'un si rare "pestacle" d'un nouveau genre ? (Même mamie est contente).


Sauf que d'un coup le générique de fin version Noe arrive.

Il faut donc comprend la qu'il est temps de coucher mamie, et les enfants.


Le film de danse sur de la techno bien street bien fun , va laisser place à une toute autre ambiance.


Les protagonistes vont se retrouver drogués à leur insu a un produit qu'ils ne connaissent pas


Progressivement les comportements évoluent, deviennent de plus en plus erratiques et destructeurs, les protagonistes laissant libre cours a leurs pulsions les plus sordides. (Ce que la psychanalyse Freudienne qualifierait de "pulsions de mort").


Nous sommes donc devant une représentation dantesque d'un chaos d'ordre psychedelicosexuel, qui ne peut laisser personne indifférent( enfin du sale pour les amateurs d'angoisse ! ) . On adore, où on déteste. Ce qui est sûr c'est qu'on détesterait être dans cet environnement, sordide a souhait.


Encore une fois, la présence de la musique techno dark et progressive, la mise en scène, les mouvements de caméra sans dessus-dessous parviennent à générer une ambiance malsaine, oppressante, et on se demande jusqu'où ira cette horreur.


Car là on parle bien d'horreur pure : un agent du chaos invisible et aux conséquence imprévisible (si consommés sans le savoir (la drogue) )

Des personnes toutes d'horizons différents et soumis a cette violence invisible et imprévisible. Et "libérées" de leurs carcans moraux, éthique et sociétaux. Ce qui laisse place a l'animalité la plus bestiale et primaire, bien propre a l'Homme. (Hé oui, l'Homme n'est pas naturellement bon! )


On ressort de là avec une certitude : le "sale" n'est pas dans la sangria, il est dans nos veines. Noé nous a piégés dans une darkroom géante pour nous montrer que la grâce et l’abjection ne sont que les deux faces d'une même pièce. L'horreur de la nature, c'est l'Homme rendu à sa propre sauvagerie. Un "pestacle" magnifique et immonde, dont on ne sort pas indemne, mais enfin lucide sur notre propre noirceur. .


















Fury Queer

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