Tombé un peu par hasard entre mes mains un soir d'ennui, ce biopic de Claude François était l'occasion d'en apprendre un peu plus sur le personnage célèbre pour sa mort et quelques tubes qui ont vrillé mes oreilles pendant toute ma jeunesse.
Et le réalisateur comme les scénaristes ont l'air d'avoir décidé de faire un récit chronologique avec toutes les étapes de son ascension et quelques petits trucs par ci par là pour donner un peu de densité à un récit qui se contente d'enfiler les anecdotes comme on enfile des perles. Sans génie, sans passion et encore moins la volonté d'égratigner la légende bien entretenue. Parce que le cloclo dépeint est juste détestable ce qu'il faut pour faire genre et ne pas se faire taxer d'hagiographie filmique.
J'ai eu l'impression de ne rien apprendre et la scène avec l'écoute de My Way est la scène à sauver. J'ai eu envie d'y croire. Le reste est bien trop lisse et conciliant. On parle quand même d'une personne qui a caché l'existence de son deuxième enfant pendant des années, trompait toutes celles qui ont partagé sa vie, était tyrannique et sûrement plus obsédé par son image que le monde qui l'entourait.
Le film s'échine à le garder sympathique et minore toute la part sombre du personnage tout en la montrant par quelques scènes. Il m'a rappelé Ray dans le même genre. On égratigne la surface pour dire que l'on a fait et hop, biopic qui n'oublie pas la part sombre.
Le plus gros raté du film reste Magimel parfaitement ridicule dans son rôle et son maquillage risible. Renier s'en sort bien mieux.
En résumé, je n'ai rien appris de plus que je ne savais déjà. L'enfance me semble bien romancée et oui, papa François devait se taper la copine de maman (Pour justifier le comportement de Cloclo ensuite ? ). A quand un biopic qui égratigne la légende pour de bon ? Pas avec celui-ci.
Ecouter Cloclo m'a semblé presque agréable. J'ajoute un point pour ça et un pour les plans séquences (J'adore ce genre de plans).