C'est dans une veine que l'on pourra qualifier de mizoguchienne, au même titre que Tristesse et beauté, mais de manière beaucoup moins sophistiquée, eu égard à un scénario assez classique, que se situe Clouds at Sunset, rarement cité parmi les plus grandes réussites de Masahiro Shinoda. A raison, sans doute, le film valant surtout par un beau portrait de femme, quelque peu candide, une âme pure, face à un homme à la fois manipulateur et faible, déserteur recherché par l'armée (le film se situe dans le Japon de 1937). Le drame a de la tenue, avec une certaine idée du romantisme, symbolisée par une poignée de courtes séquences en couleurs, et offre un bel écrin à la gracieuse Shima Iwashita, qui tournait là, pour la sixième fois, sous la direction de son mari.

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le 8 janv. 2024

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