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le 10 févr. 2010
SuivreUn teen à la bonne franquette
Parce que vous ne verrez plus Alicia Silverstone au cinéma avant un moment (Brittany Murphy non plus d'ailleurs).
Leur vie ressemble à une publicité : des jeunes riches, vivant dans un univers coloré sous le soleil de Beverly Hills. Pourtant, l’héroïne nous prévient : sa vie ressemble à celle de n’importe quel jeune. Non, pas vraiment, en fait.
Inspiré d’Emma, de Jane Austen, Clueless est un film de lycée sorti en 1995. Dans un précédent article, je vous confiais mon amour pour Les Goonies , Clueless est un autre film qui a bercé ma jeunesse et que je continue à regarder régulièrement. Souvent classé (à tort) comme un « film de filles » (d’ailleurs faudrait m’expliquer ce concept), il s’agit en fait d’une comédie potache et extravagante dont l’esthétique outrancière nous offre un voyage temporel dans un certain versant fantasmé des années 1990. Un Beverly Hills 90210 exagéré ne se prenant pas au sérieux.
Cher et sa meilleure amie, Dionne, sont deux lycéennes belles, riches, superficielles et habitées par un sens du style à faire blêmir une Blogueuse Mode sous ecstasy. Très populaires, elles ne sont pas des Regina George écrasant tout sur leur passage. Au contraire, la gentille (voire niaise) Cher est appréciée de ses camarades et aime prendre soin de son père (sa mère étant décédée lors d’une banale liposuccion quand elle était enfant). Afin d’améliorer leurs notes, les deux BFF décident de faire éclore une relation amoureuse entre deux de leurs professeurs.
Mais surtout, elles décident de prendre sous leur aile Tai, une nouvelle lycéenne, afin de la relooker et lui trouver un copain parmi les garçons populaires, en la personne du snob Elton. Tout un programme, bien que moralement assez contestable. Bien qu’elle ait pour sa part décrété que les lycéens ne l’intéressaient pas, Cher s’entiche finalement de Christian, arrivé au lycée en cours d’année.
Personnage dont la « normalité » contraste avec le microcosme lycéen dans lequel Cher évolue, son demi-frère, Josh, est un étudiant qui s’intéresse au monde qui l’entoure. Il n’hésite pas à se moquer gentiment de Cher en lui faisant remarquer sa superficialité et son côté égocentrique mais tient beaucoup à elle, même s’ils naviguent dans des univers différents.
Alors, pourquoi Clueless, c’est si bien ?
Les vêtements. Bon, je vous accorde que c’est une raison très futile et que certains pourraient y perdre la vue tant les associations semblent à des années lumières de la notion de bon goût, mais Cher a un ordinateur qui lui permet de composer ses tenues. Et ça, c’est le futur.
Les références à la pop culture des années 90. Même si ce n’est pas toujours évident à suivre, souvenons-nous qu’à l’époque Luke Perry était le fantasme de beaucoup d’adolescentes.
La musique. Si vous voulez faire une soirée à thème années 90, vous mettez la BO de Clueless et c’est parti. La BO colle parfaitement à l’univers de Cher et ses amis : c’est entrainant, voire survolté et faussement naïf, à l’image des tubes Alright et Kids in America. En bonus, vous pouvez vous entraîner à faire le petit mouvement de mains de Tai sur Rollin’ with my Hommies et jouer à Suck and Blow.
Les acteurs. Je ne vais pas m’amuser à jouer à qui est qui et a joué dans quoi. Mais parce que Paul Rudd a à peine changé en 20 ans. Et que c’est impossible de ne pas aimer Donald Faison.
L’Humour. Clairement, dans une comédie, il s’agit d’un point non négligeable. Des blagues, tous azimut.
De la considération artistique :
– Do you think she’s pretty?
– No, she’s a full-on Monet.
– What’s a Monet?
– It’s like a painting, see? From far away, it’s OK, but up close, it’s a big old mess.
Pas mal de vacheries :
-I want to do something for humanity.
-How about sterilization?
Et, surtout, beaucoup de blagues à connotation sexuelle :
– Miss Stoeger, my plastic surgeon doesn’t want me doing any activity where balls fly at my nose.
– Well, there goes your social life.
Si vous avez grandi avec KD2A, vous avez certainement souvenir de la série télévisée. On y retrouve d’ailleurs pas mal d’acteurs du film, même si manquent au casting Paul Rudd et Alicia Silverstone. J’avoue que je n’en garde que très peu de souvenirs, mises à part quelques tenues dans la droite lignée des costumes du film.
Film très marquant de la pop culture, il n’est pas rare de tomber sur des références qui en sont issues au hasard de ses pérégrination sur internet. Le clip de Fancy d’Iggy Azaela (feat Charli XCX) est d’ailleurs un hommage non-déguisé à Clueless.
Et parce que nous sommes en plein revival nineties, ce serait vraiment dommage de ne pas en profiter pour voir et revoir ce film. Et à la moindre remarque sur son côté kitsch, la seule réponse à donner est : Ugh. As If!
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur et l'a ajouté à ses listes Films vus (et revus) : 2015, Mes critiques ciné sur La Pile Éclectique et Top 10 Films
Créée
le 10 sept. 2015
Critique lue 2.3K fois
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le 10 févr. 2010
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