Plus vif que le serpent, c'est Cobra (ah non merde, mauvais film)

Dans la série "films années 80 déformés par le prisme de la nostalgie" il y a les bonnes surprises, ceux qui résistent toujours aussi bien aux ravages du temps malgré les coups de vieux techniques ou vestimentaires (SOS Fantômes, Retour vers le futur, Ferris Bueller, Breakfast Club, etc, voir la liste concernée), les "aïe j'aurais pas dû" qui auraient dû rester des souvenirs... et puis il y a Cobra.


Remotivé par une diffusion achedé de l'oeuvre de George le Croustipan Stomato, j'ai décidé de revoir le Cobra stallonesque (l'autre est quand même vachement mieux) et je dois dire que fort mal m'en a pris.


Pour caricaturer ce bon vieux nanark : PUTAIN C'EST NUL!


Que dire de cette intrigue d'une connerie sans bornes (en gros une espèce de gang de dégénérés cogneurs de haches poursuit une nana pendant tout le film parce qu'elle a vu la geule de l'un d'entre eux, et réussit en ce faisant à se faire voir par la quasi intégralité de la population américaine et se fait dessouder par grappe de dix), de cette narration complètement foireuse qui ne s'emmerde même plus à meubler entre deux clichés, de ces montages clips grotesques pour rentabiliser les tubes de l'époque achetés à prix d'or - désolé les mecs, mauvais choix : on les a tous oubliés, ceux-là...


Un bon gros véhicule à star dédié à l'oncle Sylvestre, ce qui ne serait plutôt réjouissant si le film en question était un tant soi peu divertissant et construit. De la merde : ici c'est Cobra shoote, Cobra recharge en serrant les dents, scène suivante, il se fait engueuler par son supérieur qui est vraiment trop con, et il ne débande plus au point de ne jamais retirer ses gants.


Le tout mis en scène avec la qualité d'un épisode de l'Agence tout risques, et je ne dis pas ça pour doper mon quota de comparaisons rigolotes, c'est exactement putain de ça : au plan (moche) près, avec aussi peu de talent, de sens du cadrage et du rythme. Laid comme un cul et filmé par un con qui récidivera quelques temps plus tard avec Leviathan, alias le pompage d'Alien sous la mer, autre daube croûteuse au fumet savoureux.


Le plaisir intact de voir Stallone défourailler du bad guy à tout va (en tirant n'importe comment mais en ne ratant jamais sa cible) et de retrouver la trogne pas possible de Brian Thompson pre X-files rehausse un peu le niveau, mais c'est quand même foutrement nul à chier.


Reste le discours fafinou réac typé Un justicier dans la ville ("on les met en prison mais les juges les relâchent, ça me fait vomir") qui devrait me faire hurler de rire, comme d'habitude, s'il n'était devenu celui de nos dirigeants actuels...

Prodigy
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le 21 avr. 2011

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