Allez allez!
Allons allons!
Profitons de cette pause besogneuse (et de la rage de dos qui l'accompagne chaque fois que je cesse de payer mon tribut au dieu capitalisme, ce dieu qui a plus horreur du vide que la nature) pour écrire.
Écrire tout ce qui me passait par la tête durant tout ce temps.
Un volcan.
Le Vésuve détruisant Pompéi caché derrière un sourire au calme Volviquien.
J'ai du retard dans mes pensées et l'esprit chaotique.
Je vais cependant tenter de structurer tout cela.
C'est une autre forme de labeur,
Mais j'ai du coeur.
Reste à le mettre à l'ouvrage.
Et derrière ma légendaire nonchalance se cache un foudre de guerre.
Un bourreau (pas des coeurs malheureusement) qui va faire tomber les têtes coupées qui s'perdent.
Par où commencer ?
L'IA?
Les saumons génétiquement modifiés ?
Israël/Palestine? (Surtout pas)
Le dédain de 50 cent que j'ai dédaigné à ma manière ?
...
Non.
Commençons par la connasse de chez Chanel.
Allez allez!
Allons allons !
J'ai l'archet en main.
Commençons.
Mais qu'est-ce donc que la connasse de chez Chanel ?
(Attention je suis remonté à bloc et j'écoute des chants Indiens. Pas les danseurs de Bollywood, les autres).
C'est un prototype de connasse de plus en plus courant.
Il existe le même en connard mais généralement le connard fait un peu plus attention à ses propos.
Il sait qu'une main peut facilement devenir très intime et lui hashtagmetooter la joue.
Il le lira dans le regard du travailleur auquel il s'adresse.
Être servile et rampant qu'il est, il se contentera d'être hypocrite et d'envoyer un mail assassin à votre supérieur hiérarchique (généralement tout aussi servile) pour silencieusement hurler son mécontentement.
Le prototype même du mec dont on pourrait écrire : " Ne jetez pas la Pierre à la femme adultère je suis derrière ".
La connasse de chez Chanel c'est cette petite crotte parigote, jeune (la trentaine),ambitieuse, parfois vicieuse... Jolie ? Chaurai même po dire.
Je vois l'âme des gens.
La sienne est, somme toute, pas plus laide qu'une autre.
Mais de tout son être il émanait cette énergie nauséabonde que Dumas décrit très bien dans Le Comte de Monte-Cristo lorsqu'il parle de Danglars
"obséquieux envers ses supérieurs, insolent envers ses subordonnés".
Je l'ai détesté au premier regard.
Comme dit précédemment, une âme pas plus laide qu'une autre.
Je ne lui en veux pas d'être ambitieuse et de vouloir en imposer dans un monde où les hommes ont écrasé les femmes pendant si longtemps.
Mais j'ai vu le mal qu'elle pouvait causer pour parvenir à ses fins.
J'ai vu un être prêt à piétiner les autres pour s'élever.
Tout ça et le fait qu'elle m'ait fait perdre 200€ gagnables en deux heures.
Mon crime?
Avoir été trop consciencieux au boulot.
Je m'ennuyais car ça n'avançait pas et je vois que tous (dont elle) galèrent à ôter la couche de plastique qui recouvre les imprimés.
(J'enchaînais travail de jour et de nuit. Il me fallait rester en mouvement pour ne pas m'effondrer) .
Tous abandonnent.
Mes collègues.
Les mecs de la boîte qui fournit les imprimés.
Et elle.
Moi je m'y attelle.
J'ai encore en moi cette vertu qui a fait la gloire des orientaux fût un temps : la patience. (Les occidentaux appellent ça nonchalance).
Il faut savoir qu'en Islam, on dit que la patience, c'est la moitié de la foi.
Je m'y attelle donc patiemment, en procédant de la même manière que lorsque j'ôte l'étiquette du prix sur un livre (vous savez, cette putain d'étiquette de merde).
Bon y'avait une différence de format donc ça prend un peu plus de temps.
J'en fais un.
Puis deux.
Puis la connasse de chez Chanel, voyant que j'y parvient, vient s'en mêler.
Je commence à commettre des erreurs,(je m'en sortais très bien tout seul mais elle est venue me transmettre son stress).
Je fais la conversation.
Claudia qu'elle s'appelle.
De Paris qu'elle vient.
(J'avoue que je lui dis que les parigots sont pas ceux que je déteste le plus).
On termine et, comme disait la voix-off dans "La nuit des héros", et ce fût le drame.
- Connasse de chez Chanel (on va l'appeler CCC...avec son prénom ça fait quatre) d'un ton sec : Va en chercher un autre.
- Oim, le sourcil presqu'amusé : La manière dont tu le demandes ne m'donne pas trop envie d'accéder à ta requête.
- CCCC : Tu travailles là ? T'es payé? Alors tu fais c'que j'te dis ou tu t'en vas!
J'ai pensé, en un millième de seconde :
"Petite merde, je suis monté en grade dans tous les tafs que j'ai fait, j'ai géré des équipes entières, des salons entiers, pour monter plusieurs stands comme le tien. Au Festival de Cannes ou ailleurs... Et tu me parles comme ça pour ton stand à la con? Ton ambition n'effleure même pas la cheville de mon j'm'enbatlescouillisme".
Par respect pour le pote qui m'a branché sur le coup, je me suis contenté de lui sourire et de me carrer une cigarette entre les dents, de l'allumer, de lui cracher la fumée au visage, avant de partir en riant.
Au lieu de la bouffer.
Son stand (un truc basique) nous a pris une nuit entière avec des mecs que je sais compétents et avec lesquels j'ai plaisir à travailler.
Et on l'a même pas fini.
Elle m'a fait annuler pour le démontage.
"Je ne veux plus jamais revoir cet homme".
J'avais envie de lui montrer :
"Voilà ce qu'on fait en deux jours sans une brise burnes dans ton genre dans les pattes petite crotte"
Avec ma team.
Deux énormes décors pour une même pièce
Entre deux/trois engueulades et mille fois plus de rires.
Avec eux, demande nous de déplacer une montagne et on se dira:
"Par où on commence ?"
La CCC, elle est du genre à arriver sur la plaine où se dressait une montagne et dire :
" Pourquoi y'a trois cailloux qui traînent là ? "
...
Salope.