Les quotas peuvent parfois être remarquablement bien exploités

Dans son registre, une vraie réussite


Il y a parfois un léger problème avec les systèmes de notation : six étoiles peuvent donner l’impression d’un jugement simplement moyen alors qu’elles peuvent aussi correspondre à un film que l’on trouve réellement réussi.


C’est assez exactement mon cas avec Coexister.


Je savais à peu près quel type de comédie j’allais regarder et le film m’a donné à peu près tout ce que j’en attendais, peut-être même un peu davantage. Il trouve surtout un équilibre que beaucoup de comédies françaises ratent à mes yeux : il accepte la bêtise, la caricature et l’exagération sans devenir constamment bourrin. Il y a derrière cela suffisamment d’intelligence pour que les personnages ne soient pas uniquement réduits à leurs fonctions comiques.


La construction est assez prévisible mais cela tient en partie au sujet lui-même. On voit assez vite quelles étapes vont devoir être franchies et vers quoi le film se dirige. Quelques petits détours viennent cependant relancer la mécanique au bon moment et l’intérêt repose surtout sur les situations, les dialogues et le rythme.


Les acteurs y sont pour beaucoup. Le jeu est poussé juste ce qu’il faut, parfois franchement caricatural mais rarement faux. Cela donne l’impression d’une direction d’acteurs très maîtrisée. Les vannes fonctionnent également bien ; certaines séquences ressemblent presque à des sketches mais elles s’enchaînent avec suffisamment de fluidité pour que le film ne donne jamais l’impression d’être une simple compilation de numéros.


Je recommande donc volontiers Coexister à quelqu’un qui cherche une bonne comédie française. Je ne lui attribue pas une note plus élevée simplement parce que, replacé dans l’ensemble des films que je note, je réserve naturellement les échelons supérieurs à des œuvres qui m’ont davantage marqué par leur ambition, leur profondeur ou leur importance cinématographique.


Cela ne retire rien à sa réussite propre. Coexister sait exactement ce qu’il veut être, le fait bien, et m’a donné précisément le bon moment que j’espérais passer devant.

msan
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le 16 août 2026

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msan

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