Özge, une jeune femme d’origine turque, est chauffeur de taxi le jour. Le soir, elle pratique la boxe thaïe.
Dans un appartement voisin du sien, elle assiste un jour au meurtre sauvage d'une prostituée par un tueur en série. Les meurtres sont rituels, le tueur se réclame de l'Islam le plus radical.
Croyant qu'elle l'a identifiée, il s'en prend à elle et à ses proches.
Attention, cette critique risque de vous spoiler.
Cold Hell est un thriller social de Stefan Ruzowitzky de 2017. Le réalisateur avait précédemment tourné le polar Cold blood avec Eric Bana.
Cold Hell est au croisement de différents genres cinématographiques: le thriller, le film d'action (même si les scènes de combats sont rares), le giallo (sans l'esthétisation de la violence d'Argento) avec une scène de mise à mort violente par un tueur pervers et le film social (une jeune femme d'origine turque dans l'Autriche contemporaine éveille parfois des réflexions désagréables de la part des "natifs"...).
Réalisme désenchanté
Cold Hell baigne dans une ambiance réaliste et désenchantée. La ville de Vienne est filmée sous un ciel plombé, la photographie est "grise" et le film a tout de la production Outre Rhin. Les protagonistes sont fatigués ils tentent tous de venir à bout de problèmes domestiques qui semblent insurmontables.
Les hommes sont -souvent- des monstres
En creux, le propos du réalisateur est de montrer qu'Özge est entouré de "monstres" qui sont tous des hommes. J'en veux pour preuve le tueur pervers, spécialiste des sourates sacrificielles du Coran, qui est un vrai salopard ou le propre père handicapé d'Ozge qui est un pédophile.
L'ensemble du film constitue un honnête polar avec une issue assez radicale qui m'a personnellement bien plu.
Ma note: 6/10