Vu dans le cadre du festival Télérama 2019.
Le film commence. Des polonais commencent à chanter et danser pendant de longues minutes. Incompréhension. Ou plutôt choc culturel.
Cold War, c’est l’histoire d’un chef d’orchestre polonais campé par Thomas Kot et une chanteuse jouée par Joanna Kulig qui s’insèrent dans un spectacle musical pour promouvoir la culture folklorique de la Pologne. Ces deux tombent éperdument amoureux l’un de l’autre mais tout bascule au moment où la troupe est repérée par le gouvernement qui leur demande de transformer le spectacle en propagande à la gloire de l’empire soviétique.
Le film passe alors du folklore polonais aux clubs de jazz parisiens de l’époque dans une magnifique esthétique en noir et blanc. L’atmosphère est tout aussi réussie que l’alchimie entre les deux personnages principaux est palpable. Le tout nous invite à nous perdre dans ce doux mélodrame (qui sera sûrement un peu trop mielleux pour certains) et qui nous fait découvrir les années 50 où souffrent musique et personnages.
Un très bon film qui dépayse culturellement parlant et qui mérite absolument sa nomination aux Oscars. Allez le voir.