...et comme Daniel Day Lewis, Coluche aimait fabriquer des chaussures. Ses proches disent qu'elles n'étaient "pas confortables" et aux coutures les serrant trop. N'osant pas souvent lui dire, certains marchaient comme des crabes autour de lui.
Sur Coluche, tout a été dit, je suis retombé sur ce bon doc pas totalement hagiographique et surtout avec de vraies personnes qui ont vécu avec lui (mon préféré étant Gérard Lanvin).
Quelques infos en vrac (le doc en a encore plus):
- __j'ai aimé le passage sur son film, Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine, c'est passionnant: il avait TOUT pour en faire un bon film...des talents, du pognon, du temps et il a tout gâché par nonchalance et prétention de croire savoir tout faire.
- __Gérard Lanvin est intéressant: Coluche vivait dans une seule pièce avec sa mère; "je me suis assis" chez eux, c'était le sanibroyeur, les chiottes, cachés par une couverture qui était dans la même pièce que la chambre et la cuisine: "Coluche, il vient de là"; il a eu sa période de voyou: il "donnait vite des coups de tête", il "fallait pas" l'embêter longtemps; une racaille, un temps
- __Maryse (Gildas) confirme qu'il laissait bien plein de pognon à volonté à l'entrée chez lui...pour pas que ces potes aient à s'humilier à lui demander s'ils en avaient besoin (je rêve de pouvoir faire ça; je rêve que ça existe en vrai encore)...j'avais entendu que c'était dans un vase, une vasque, mais elle dit que c'était un énorme paquet de Nesquik "plein de billets de 500".
- __Danièle Gilbert cite(me fait découvrir) un poème d'un "Banville", sur un "clown"...elle a pas compris le niveau désormais de la télé et en est restée à son passé cultivé des années 70s... elle qui parle plusieurs langues et aura donc été hyper sous utilisée par la télé:
"...Clown admirable, en vérité ! Je crois que la postérité, Dont sans cesse l'horizon bouge, Le reverra, sa plaie au flanc. Il était barbouillé de blanc, De jaune, de vert, de rouge. Même jusqu'à Madagascar Son nom était parvenu, car C'était selon tous les principes Qu'après les cercles de papier, Sans jamais les estropier Il traversait le rond des pipes. De la pesanteur affranchi, Sans y voir clair il eût franchi, Les escaliers de Piranèse(?). La lumière qui le frappait Faisait resplendir son toupet Comme un brasier dans la fournaise. (…) Enfin, de son vil échafaud, Le clown sauta si haut, si haut, Qu'il creva le plafond de toiles Au son du cor et du tambour, Et, le cœur dévoré d'amour, Alla rouler dans les étoiles. Extrait de "Odes funambulesques" (Théodore de BANVILLE; 1823 - 1891, cité par ex présentatrice de télé, Danièle Gilbert)
- _le doc me rappelle que Coluche a lancé Sylvette Herry (Miou Miou)... faché avec son ancienne troupe, Coluche forme sa propre troupe où elle rencontre Dewaere
- _Claire Nadeau conteste les reproches qu'on lui fait
- _Coluche a financé l'équipe du Splendid (Thierry Lhermitte confirme qu'il a déchiré une reconnaissance de dette ou de prêt pour le lancement) etc. etc.
- ... les fans et amis de Coluche n'osaient pas lui dire que les chaussures qu'il leur fabriquait de ses mains étaient pas confortable me rappelle que récemment, Trump a reproché à son équipe d'avoir des chaussures médiocres et leur a annoncé leur en offrir comme les siennes, mais quand ils ont commencé à lui donner leur pointure...il a refusé d'écouter assurant qu'il les devinait "toujours juste". Il en résulté des photos où des proches de Trump , petits, ont l'air d'avoir des chaussures immenses, longues et quasi de clown alors que d'autres visiblement souffraient des leurs, trop petites... Non pas que Coluche soit Trump mais les flagorneurs sont de partout...