"Compartiment de dames seules" n'est pas une comédie ferroviaire...
Le mensonge d'une belle-mère vindicative, fait à son gendre lors du mariage, introduit un sujet de vaudeville, futile sans doute comme habituellement, mais plutôt astucieux. Le film de Christian-Jaque est court, ce qui permet d'éviter les bavardages inutiles ou redondants. La comédie est plaisante parce qu'elle est plutôt bien écrite, c'est-à-dire que les incidents, consécutifs au mensonge initial et aux quiproquos qui suivent, s'enchainent suivant une certaine logique, je n'ose pas dire une logique implacable, et impactent une petite dizaine de personnages.
Evidemment, la plupart des personnages sont aussi sots que le vaudeville courant mais le réalisateur et les acteurs n'en profitent pas pour en rajouter. Les comédiens sont tous des initiés de ce genre de farce et le méconnu Armand Bernard -qui est peut-être le Jean Rochefort des années 30- et Pierre Larquey, en beau-père et mari docile, font le spectacle dans la candeur plutôt que dans l'extravagance.