Parcourant les abîmes, Rainer le chien des enfers, raconte les six vies de Conannn, à travers les époques, les mythes et les âges.
Conann (2023) est une relecture surprenante et féministe des romans de fantasy de Robert E. Howard, on est donc aux antipodes du musculeux Conan le barbare (1982) de John Milius avec Arnold Schwarzenegger. Oubliez les muscles saillants et l’accent autrichien à couper au couteau, Bertrand Mandico (After Blue (Paradis sale) - 2021) l’adapte à sa sauce et sa patte se retrouve dans chacun des plans.
En relatant le parcours mythologique de son héroïne, on retrouve Conann interprétée par 6 actrices différentes (une pour chaque âge), où chaque itération du personnage est assassinée par la suivante et ainsi de suite.
Malgré le changement d’interprète, on ne peut s'empêcher de trouver le film long et surtout, répétitif. Ce qui aurait pu casser la routine ne fonctionne pas. Bien que l’on retrouve le style de Mandico (la mise en scène, les décors et la direction artistique), l’ensemble ne parvient jamais à convaincre et donne la (très) désagréable impression d’avoir uniquement affaire à une leçon d’onanisme intellectuelle.
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