"C'est la diversité qui donne sa force à l'Eglise"

« Un des favoris aux Oscars. » Voilà bien une phrase que l’on aurait pu penser si l’on s’était arrêté à la première moitié du film.


Conclave se met rapidement en place, nous projetant directement dans un ascenseur avec un Ralph Fiennes grave, venant d’apprendre que le pape, son mentor et ami, est décédé. Une seule chose reste à faire : réunir les cardinaux au Vatican pour les enfermer dans un conclave et élire le nouvel évêque de Rome.


Ce début de conclave mène donc à l’arrivée, aux présentations et premières esquisses des relations entre les cardinaux.

On nous présente les favoris au titre de chef de l’Église catholique, et préparez-vous, car le panel est impressionnant :


-Un nationaliste italien qui n’hésite pas à dégainer sa cigarette électronique plus vite que sa Bible.

-Un cardinal qui répète dès les premières minutes qu’il ne veut et ne mérite pas d’être pape.

-Un John Lithgow manipulant (mal) dans l’ombre, semblant lui-même peu convaincu par son rôle.

-Et un cardinal dont personne n’a jamais entendu parler, qui ferait passer Mère Teresa pour une femme de mœurs légères.


Dès le début du conclave, il est clair que l’élection du pape tient plus du concours de popularité que d’un choix spirituel. Les alliances et les querelles internes ressemblent davantage à des chamailleries de cour de récréation qu’à des débats de théologiens chevronnés.


Pour finir en beauté, lorsque le nouveau pape est élu, une seconde intrigue est mise en place et nous fait nous redresser sur nos sièges. Cependant, cette intrigue retombe aussi vite qu’elle est arrivée avec un dénouement plus que frustrant pour ne pas dire autre chose..


Heureusement, tout n’est pas à jeter. Ralph Fiennes est grandiose, et sa relation avec Stanley Tucci ajoute une touche d’humanité bienvenue. Certains discours sur la place de l’Église aujourd'hui, ce qu'elle représente et devra représenter sont très réussis. Les décors somptueux, les costumes et certains plans dignes d’un tableau renforcent l’ambiance. On reste accroché jusqu’au bout.


Alors, oui, qui n’a jamais rêvé d’endosser l’habit blanc et de choisir son nom de pape ? Mais à quel prix ?

Hadrien-M
6
Écrit par

Créée

le 18 déc. 2024

Critique lue 33 fois

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