Il est difficile de noter Conclave et d’en établir une critique . D’un côté, le film offre des images soignées, un scénario captivant et un éclairage sur les coulisses du lieu de pouvoir le plus emblématique de la planète : le Vatican. De l’autre, il faut souligner certaines facilités scénaristiques, des personnages souvent caricaturaux (à l’exception notable du cardinal Lawrence), un enchaînement de péripéties sans réel fil conducteur, et une fin complètement abscon où l’on assiste à l’élection d’un cardinal intersexuel originaire venu de Kaboul comme évêque de Rome. En somme, on passe un très bon moment devant ce film. Cependant, avec un peu de recul, il apparaît clairement qu’il ne tient pas toutes ses promesses. Ce n’est pas le grand film d’auteur qu’il prétend être, et il ne peut pas raisonnablement prétendre à l’Oscar du meilleur film.