Conclave nous plonge dans les coulisses du Vatican avec une mise en scène élégante et un suspense lent et pesant. L’atmosphère y est lourde, oubliant parfois le rythme narratif.
Visuellement, le hui clôt est une réussite, exploitant magnifiquement les longs couloirs du Vatican et la grandeur parfois écrasante de la chapelle Sixtine.
La musique, qui semble inspirée des grands films d’espionnage, accentue la tension et donne au récit une dimension presque paranoïaque, comme si chaque vote et chaque conversation étaient une manœuvre stratégique.
Ralph Fiennes porte le film avec une performance nuancée. Son personnage, tiraillé entre foi et pouvoir, trouve en lui une gravité parfaite, même si son jeu reste plus intériorisé que démonstratif. Isabella Rossellini, bien que présente au casting, n’a qu’un trop petit rôle – difficile d’imaginer une reconnaissance majeure pour une performance aussi brève.
J’ai adoré l’ambiance visuelle et sonore ainsi que les décors et le montage de Conclave, mais il manque selon moi d’un sursaut dramatique plus puissant pour transcender son cadre.