En 1981, Disney est au fond du trou. Au point d'en être réduit à copier les autres trucs qui marchent au cinéma: Star Wars cartonne ? On fait Le Trou Noir (et ça fait un Bide). Le Superman de Richard Donner cartonne ? Hé ben on va produire un truc de superslip (Qui va bider)!
Bon, en fait, plus que l'enfant de Krypton, ce Condorman évoque plutôt La Panthère Rose et les James Bond. La Panthère Rose parce que le ton est plutôt léger, tirant à la parodie cartoonesque, parce que la musique est signé Henri Mancini et que le générique est justement, aussi, un cartoon. La série des James Bond, parce qu'on a une intrigue d'espionnage avec force gadgets et voyages en mode cartes postales, et parce qu'on a Barbara Carrera (qui deviendra Bond girl deux ans plus tard) et des cascades signées Rémi Julienne.
Sinon, dans l'ensemble, ça vole pas haut. C'est assez cheap et trop naïf pour faire bien le job (avec l'indispensable Oliver Reed et Jean-Pierre Kalfon en russe méchants très maychants!), et les deux grosses scènes de poursuite, en voiture et en bateau, peinent à rattraper le tout. C'est pas une catastrophe totale, c'est pas vraiment nanar, c'est juste « mouais, bof, non.»