Un grand moment de contemplation silencieuse que ce Continuer, c'est à la fois la force et la faiblesse du film : c'est qu'on trépigne d'impatience par moments, à écouter le bruit des sabots des chevaux dans le désert ou plutôt la steppe. Les chevaux tiennent en effet un grand rôle, et Samuel, le fils, les adore grâce à son grand père qui l'a élevé. Une curiosité filmique à n'en pas douter, avec ce rythme volontairement très lent, mais qui réussi néanmoins à nous plonger dans ce qui se rapproche le plus du Voyage en moins d'une heure trente. De plus, Virginie Efira maîtrise le russe à la perfection, à croire qu'elle a des origine russe la belle blonde, et ces échanges avec les autochtones, avec leur sonorité chantante, dépaysent facilement. Un film singulier mais très agréable.