La bande-annonce m'avait laissé un goût un peu mièvre, avec une saveur musicale bien trop forte. Un cookie trop mou et pas assez dodu pour moi ?
Une projection surprise m'a permis de constater que je n'étais définitivement pas le public visé par la recette de ce film. J'y ai perçu trop de coutures scénaristiques "prétextes", trop de situations invraisemblables qui se mélangent les unes aux autres, parfois même sans raison. On assiste ainsi par exemple à un blocage de rue de Paris par des ados,dont la nièce de l'héroïne... Héroïne (et maman !) qui ont bien sûr besoin de trouver un squatt de Chinois dans la même rue, au même moment. Paris est bien petit. Et le pire, c'est que ça ne sert à rien pour la suite des évènements. Les coïncidences pullulent et les raccords logiques manquent à l'appel, quand tout n'est pas prévisible. Vraiment, je n'ai pas réussi à y croire. Quand aux thèmes, ils sont généreux et louables, mais manquent de finesse dans leur traitement. Un Cookie mal dégrossi, ça ne me gêne pas, je peux en manger... Oui mais cette version là n'est pas pour moi.
De plus, la présence de la musique est incroyablement étrange. Tantôt, on dirait qu'elle nous supplie de pleurer, tantôt elle vient noyer les dialogues qui se transforment alors en grumeaux dans une farine un peu trop drue. Une addition de notes indigestes, qui n'aide pas à faire descendre la pâte.
Trop d'ingrédients que je n'aime pas.
Bon point en revanche que la solidarité palpable des actrices, lumineuses entre elles, qui s'éclairent au lieu de se faire de l'ombre. De plus, j'apprécie la franchise et le côté "entier" du Cookie de la réalisatrice, qui semble croire réellement en ce qu'elle a cuisiné. Ce n'est pas tout à fait à mon goût, mais on sent qu'elle y a mis son coeur.
Par contre, je vous en prie : en tant que fan d'Ocarina of Time, l'un des meilleurs jeux de tous les temps, pitié. Pourquoi ce placement de produit inutile voire insulté d'un "les méchants bonzommes ont l'air pas contents !" ?
Non, vraiment. Cookie, pourquoi ?