Adeline a perdu son mari et son fils dans un accident de voiture alors qu'elle tenait le volant. Sa soeur Delphine remet en question sa propre vie et passe plus de temps chez sa frangine que chez elle où l'attendent mari et fille. Lorsque la femme de ménage de la première disparait mystèrieusement en abandonnant son fils chez sa patronne, ajoutez à ça que le chérubin ne parle pas la langue de Molière, vous obtenez le point de départ de "Cookie".
Pas la peine de tourner autour du pot, l'affiche ainsi que la bande-annonce nous mettaient déjà la puce à l'oreille : la réalisation de Léa Fazer est un hymne aux bons sentiments. Non pas que la recette de "Cookie" ne soit pas bien appliquée, mais les ingrédients mal choisis influent sur la qualité du résultat du produit final. Entre une Virginie Efira un peu en sur-régime et aux blagues périmées, de nombreuses facilités dans un scénario qui n'hésite pas à en rajouter niveau invraisemblances, et une musique mélancolique à souhait, omniprésente durant tout le film (donc insupportable à la fin) et insistante particulièrement sur les moments clés pendant lesquels la réalisatrice voudrait que l'on sorte le paquet de mouchoirs, on ne peut pas dire qu'Alice Taglioni, le point fort du film, soit aidée pour maintenir à bonne température cette confection qui pèse un peu sur l'estomac à l'arrivée.
EN BREF : dans la lignée d'un épisode de Joséphine Ange-Gardien, l'excès de guimauve qui enrobe tout le film risque de plonger plus d'un spectateur dans un coma diabétique. Certes "Cookie" est loin d'être honteux sur tout les plans, mais la volonté de la réalisatrice à vouloir absolument tirer sur la corde sensible nuit à l'ensemble qui aurait pu être un peu plus savoureux.