Un petit conte de passage à l'âge adulte sympathique qui file le sourire et permet de finir le week-end sur une note positive, je prends sans broncher. L'histoire est amusante : une agoraphobe de mère en fille se retrouve confrontée malgré elle à une situation qui l'oblige à s'aventurer au delà des 4 blocs qui entourent son logement, les seuls qu'elle ose généralement affronter au quotidien.
Naian González Norvind tient parfaitement le rôle de Corina, cette jeune femme à la routine tenace, qui pour la première fois de sa vie ose. Autour d'elle, tout le monde fait le job, mention spéciale à Dani Rojas, qui troque peut-être ici ses crampons pour une tenue d'épicier mais n'a rien perdu de sa gouache si communicative. Le mec a vraiment un truc solaire qui irradie l'écran ; le duo qu'il forme dans la deuxième partie avec la protagoniste fonctionne, tendre et sans fausse ambiguïté, c'est réussi à mon sens.
Certes, l'histoire est facile, la fin notamment se résout de manière cavalière, mais ça ne me dérange aucunement, au contraire, pour le coup, je ne voulais pas que ça se termine autrement. Plus que la destination ici, c'est le voyage qui est touchant, et à ce niveau là pour moi le contrat est rempli.
Cette petite séance feel good est sans rugosité aucune, motivée par un message de tolérance et de dépassement de soi qui n'en fait pas trop, de quoi me rendre indulgent sur les quelques soucis de la bobine, notamment sa bande son à mon sens totalement déphasée.